La semaine dernière lors d’une pause déjeuné , je me suis perdue dans les méandres de Youtube et j’ai visionné une série de vidéos du célèbre Squeezie ayant pour thème : les creepypastas.

De sa traduction « pâte terrifiante », une creepypasta est une histoire quelque peu paranormale et effrayante qui est racontée sur internet. Il va s’en dire que ce type d’histoire créé généralement le Buzz.

Si je me suis volontiers laisser absorber par les vidéos hypnotiques du YouTubeur, j’ai fini par m’interroger sur le fabuleux pouvoir marketing des creepypasta, je m’explique…

 

Une «creepypasta » c’est quoi ?

Avant d’aller plus loin, il me semble nécessaire que nous définissions correctement ce qu’est une « creepypasta ».

Je vous disais qu’il s’agissait d’une histoire terrifiante / légende urbaine racontée sur internet. L’histoire se décline sous plusieurs formats : une photo, du texte, une vidéo et même un fichier audio.

En bref, une creepypasta peut prendre toutes les formes du contenu digital.

Le but des creepypastas est d’effrayer les internautes. Qui n’aime pas frissonner ? Elles sont généralement diffusées sur les réseaux sociaux, Twitter étant le plus utilisé.

D’ailleurs les frissons combinés à l’effet viral des réseaux créent généralement le BUZZ ! Je parie que vous voyez ou je veux en venir…

 

L’exemple de Mélissa et de son étrange histoire de voisinage

Dans une des vidéos que j’ai visionné, Squeezie relatait l’histoire de Mélissa

Via son compte Twitter, Mélissa commence à raconter des faits étranges qui surviennent dans son immeuble et son appartement. Bruits inquiétants, voisins louches… la totale !

 

 

L’engagement de la tweetosphere ne tarde pas à se faire et les postes de Mélissa récoltent de nombreuses réactions :

 

 

 

Mélissa commence à raconter son histoire le 4 Juillet 2018 via son compte perso. Un compte tout a fait normal comme vous et moi pourrions avoir à titre personnel. Après des jours de suspens, le 23 juillet, elle dévoile à ses followers que l’histoire était montée de toute pièce.

En même pas un mois, Mélissa a gonflé son compte de 60.9 K d’abonnés !  Elle a enregistré près de 49.5 K de re tweet (partages) et plus de 12 K de mentions « j’aime ». C’est ce qu’on appellerait de sacrées performances.

 

 

 

Les réseaux sociaux utilisés à des fins narratives

 

Il est vrai que j’aurai pu faire des études de cas à propos d’entreprises qui cartonnent dans leur community management comme Michel et Augustin ou Innocent.

Alors pourquoi j’ai décidé de faire une étude de cas sur les creepypasta ? Simplement parce qu’il n’y a pas de meilleur exemple pour démontrer le pouvoir narratif des réseaux sociaux !

Bon d’accord, il n’est pas compliqué d’expliquer le succès des creepypasta…

Première raison : ce type de contenu joue sur un sentiment fort, celui du frisson. Nous sommes tous friands d’histoires étranges et inexplicables. C’est excitant !

Deuxième raison : en plus de créer l’excitation, les creepypastas créent le suspens.  Rappelez-vous que la plus part de ces histoires sont racontées en direct. Mélissa a posté pendant quasiment 1 mois, ses followers l’ont suivi JOUR après JOUR. Ils étaient tout simplement tenus en haleine.

Troisième raison : le contenu est artisanal, il semble réel mais surtout il est intéractif !!

 

La recette parfaite d’une opération de Content Marketing

Lorsqu’on pense aux réseaux sociaux, on ne pense qu’à leur effet viral et à la forte exposition qu’ils peuvent nous apporter. On ne pense qu’au gain et pas à la tâche…

Les creepypasta nous montrent la recette parfaite d’une opération de content marketing réussie : il s’agit d’utiliser le pouvoir narratif des réseaux sociaux. Et l’exemple de Mélissa nous le montre, dans un de ses commentaires, elle affirme avoir voulu utiliser Twitter pour raconter des histoires autrement.

Nous sommes d’accord : ici on parle de storytelling et de scénarisation. Ces deux outils permettent d’engager rapidement l’audience car ils jouent sur les émotions fortes et l’interactivité.

Imaginez qu’une marque arrive à s’approprier un exercice comme celui de la creepypasta. Visualisez-vous l’énorme coup de com’ que ça représenterait ? !!

 

Pourtant, très peu de marques pensent à utiliser les réseaux sociaux dans ce sens, pour leur pouvoir narratif. Et cela est bien dommage car  derrière chaque produit, chaque service et chaque entreprise se cache une histoire à raconter.

Vous avez aimé le format des creepypastas ? J’espère que cette article vous donnera des pistes de réflexion la prochaine fois que vous vous pencherez sur votre stratégie de contenu !