Rédacteur web freelance : comment fixer ses prix ?

par | Mar 24, 2021 | Devenir entrepreneur, Rédaction web & Copywriting | 0 commentaires

Pour rappel, un rédacteur web freelance est lié au référencement naturel (SEO). C’est-à-dire qu’il optimise les contenus de manière à ce qu’ils plaisent aux robots des moteurs de recherche. C’est le rédacteur web qui améliore le positionnement des sites internet dans les résultats de recherche.

Lorsqu’on débute dans le métier de rédacteur web, il est parfois difficile de fixer un juste prix.

Ce dernier doit vous permettre de vivre de votre métier sans pour autant faire partir en courant les clients. Et ça, ce n’est pas une mince affaire !

Il y a plusieurs conseils que je peux vous donner pour fixer correctement vos prix, des conseils que j’aurais été contente d’avoir en 2016 !

 

Comment fixer ses prix lorsqu’on est rédacteur web freelance ? 

  1. Éviter l’erreur du rédacteur web débutant
  2. Prendre en considération les charges
  3. Adapter les prix en fonction de la demande
  4. Sonder la concurrence sur les plateformes de rédaction web
  5. Choisir un mode de facturation (TJM ou nombre de mots)
  6. Prendre en compte les tâches additionnelles

 

1. Éviter l’erreur du rédacteur web débutant

Il est courant de vendre les textes selon leur nombre de mots. Cependant, la règle d’or à respecter est : « Ne bradez pas vos tarifs ! ». Voilà le premier conseil que je vous donne…

Tous les rédacteurs web freelance ont fait cette erreur, moi y compris.

Pour la petite anecdote quand j’ai commencé les missions de rédaction web, je n’avais aucune idée de comment tarifer un texte. Via mon réseau, j’ai eu une information (certainement mal comprise) et je facturais 12€ le texte de 600 mots. Je n’osais pas augmenter le prix pour ma première mission, malgré le temps que ces rédactions me prenaient. Cette mission a été un réel enfer… 

Souvent à cause de la forte concurrence offshore, les rédacteurs web débutants ont tendance à proposer leurs services à des prix très bas. Ce n’est pas la solution idéale, le temps que vous passez à travailler doit être rémunéré à sa juste valeur. Même si vous êtes débutant.

Proposer des tarifs trop bas renverra une image de basse qualité.  Si vous pratiquez des prix trop bas, vous risquez deux choses :

  • attirer des clients de mauvaise qualité, ceux qui achètent un prix ;
  • perdre un prospect qui juge le prix comme gage de qualité.

Ce qui risque de vous arriver également avec des tarifs bas, c’est de vous faire « exploiter » par vos clients qui vous donneront une charge de travail trop élevée en comparaison à ce que vous facturez. Vous risquez donc de travailler à perte. 

Si vous avez choisi de vous lancer dans l’aventure du rédacteur web freelance, c’est surement que vous souhaitez vivre de cette activité. Gardez donc à l’esprit que vous devez gagner votre vie et que tout travail mérite un juste salaire. 😊

 

2. Prendre en considération les charges 

Selon le statut juridique vers lequel vous décidez de vous tourner pour créer votre activité freelance, vous allez devoir vous acquitter d’un certain montant de charges qui sont forcément à prendre en compte dans la fixation de vos prix :

  • les charges sociales (URSSAF)
  • les impôts (à noter que les microentreprises peuvent opter pour l’option libératoire)
  • les charges de fonctionnement (bureau, abonnements, location/achat de matériel, etc.)

À ces charges, vous devez y ajouter vos coûts en électricité, vos congés payés et autres « frais de la vie ».

En effet, en tant que travailleur indépendant vous devez également inclure vos charges personnelles (hébergement, transport, etc.) dans le calcul de vos prix. En tout cas, cela fait partie de ma philosophie en tant que freelance.

 

3. Adapter les prix en fonction de la demande

Comme vous l’avez surement vu dans l’article quels prérequis pour devenir rédacteur web freelancel’adaptabilité fait partie des critères importants pour un rédacteur web.

Le rédacteur web est amené à rédiger plusieurs types de contenus traitant de sujets qui peuvent être très divers (surtout si le rédacteur ne s’est pas spécialisé)Par conséquent, les prix ne peuvent pas être systématiquement les mêmes. 

 Plusieurs critères sont donc à prendre en compte avant d’annoncer votre prix final à votre client.

 

Le type de contenus 

Il est courant de recevoir des missions de rédaction de différents types de contenus. Parmi les contenus que les clients vous demanderont, vous allez le plus fréquemment rédiger

  • des articles de blog ;
  • des fiches produits ;
  • des newsletters ;
  • des pages de site internet.

Le prix sera à adapter en fonction de votre mission. La facturation d’un article de blog qui nécessite plusieurs heures recherches n’est pas la même que celle d’une fiche produit pour laquelle on vous fourni tous les éléments techniques à remettre en forme.

 

La complexité du contenu

Les clients ont souvent tendance à confondre un rédacteur web avec un journaliste. Or ces deux professions sont vraiment différentes :

  • le journaliste interview et fait des recherches très poussées à propos des sujets sur lesquels il rédige ;
  • le rédacteur web rédige des textes en fonction des bonnes pratiques de SEO.

Si vous êtes amené à rédiger sur un sujet complexe et qui nécessite beaucoup de recherches de votre part, voire de réaliser une interview, vous pouvez dans ce cas adapter votre prix.

De plus, un client peut vous demander de rédiger un texte pour positionner son site sur un mot clé précis. Si ce mot clé est très concurrentiel et nécessite une rédaction accrue, vous pouvez alors encore une fois ajuster votre facturation.

Je pense qu’il est inutile de préciser ce dernier point, mais la longueur du contenu est un critère qui influence la facturation : un article de 1000 mots et plus se facture bien évidemment plus cher qu’un petit texte de 500 mots…

 

Les délais de livraison des textes

Il peut arriver pour une raison ou pour une autre qu’un client vous commande une prestation à réaliser dans un temps réduit. Le caractère express de la mission peut justifier une hausse de facturation, surtout si cela vous oblige à travailler dans des créneaux inhabituels comme le soir, le week-end ou un jour férié. 

 

La récurrence des missions 

Vous pouvez proposer des forfaits de rédaction aux clients qui souhaitent commander des textes régulièrement. Le but des forfaits est de proposer un tarif préférentiel pour inciter le client à s’engager sur plusieurs. Ce système est gagnant-gagnant, car il fait profiter de tarifs avantageux pour le client et il vous assure du travail sur la longévité.

Attention cependant à ne pas trop baisser vos tarifs. Le prix du forfait doit être juste pour le client, mais également pour vous.

 

4. Sonder la concurrence sur les plateformes de rédaction web

Vous pouvez trouver vos premiers clients grâce aux différentes plateformes de rédaction web.

Certaines de ces plateformes comme Textbroker établissent une évaluation lors de l’inscription. Cette évaluation se porte principalement sur la qualité de la rédaction,   des étoiles allant de 1 à 5 constituent la note.

Les personnes qui obtiennent 5 étoiles sont censées avoir un haut niveau de rédaction. Vous pouvez alors sonder les prix des rédacteurs expérimentés et débutants.

 

5. Choisir un mode de facturation (TJM ou nombre de mots)

En tant que rédacteur web, vous pouvez choisir deux modes de facturation : le prix au taux journalier (TJM) ou vendre les textes à un prix fixé selon le nombre de mots commandés. Mais avant de faire valoir un mode de facturation, il est impératif de calculer sa rentabilité.

 

Calculer la rentabilité

Le piège des nouveaux freelance est de penser qu’une semaine possède 5 jours de travail et que ces jours peuvent tous être facturés aux clients via un TJM.

« Je suis freelance et je pratique un JTM de 200€. Si je travaille 5/5 jours pour des clients cela me fait un chiffre d’affaires de 1000€ à la semaine ! Chouette ! »

Ce scénario semble idéal ! Mais il est malheureusement très peu probable. Un freelance ne consacre jamais ses semaines entières aux clients car :

  • il faut qu’il effectue la gestion courante de son entreprise ;
  • il faut qu’il effectue le développement commercial ;
  • il faut qu’il effectue un peu de communication ;
  • et encore bien d’autres tâches pour le développement de son entreprise.

On considère alors qu’un freelance travaille en moyenne 220 jours par an pour ses clients (c’est-à-dire 220 jours qui peuvent être facturés), le reste du temps est dédié à son entreprise ou à ses congés.

 

Comment calculer sa rentabilité en freelance

Savoir calculer sa rentabilité est donc extrêmement important ! Pour savoir si vous êtes rentable, vous devez calculer votre seuil de rentabilité : c’est-à-dire le montant à atteindre pour couvrir l’ensemble de vos charges + un excédant.

 Pour cela, avez besoin de connaître les montants suivants :

  • le chiffre d’affaires minium souhaité ;
  • le montant annuel de vos frais de fonctionnement ;
  • le montant annuel de vos charges sociales et impôts ;
  • le nombre de jours travaillé (en moyenne).

Voici les calculs à réaliser et une simulation.

1/ Calcul du point mort : CA minium souhaité + les charges sociales (24% en microentreprise) et les impôts = le point mort (montant à atteindre pour couvrir l’ensemble des charges).

2/ Calcul du TJM minimum à pratiquer : point mort / par le nombre de jours travaillés + marge min de 30%.

Simulation du seuil de rentabilité en freelance

Chiffre d’affaires minimum souhaité 26 000 €
+ Charges sociales et impôts 7 200 €
+ Frais de fonctionnement 9 600 €
= point mort 42 800 €
/ Jours travaillés (en moyenne) 220 jours
= Seuil du TJM 194 €
+ Marge min à appliquer 30 %
= TJM minimum à pratiquer 252 €
Taux horaire minium à pratiquer 36 €

 

Vous êtes libre de fixer une marge supérieure à 30%. Notez qu’un freelance débutant pratique un TJM moyen de 250€ et qu’un freelance confirmé pratique au minimum un TJM de 350€.

 

Prix en fonction du nombre de mots 

Surement la méthode de rémunération la plus utilisée par les rédacteurs web, la tarification au nombre de mots écrits est une possibilité qui s’offre à vous.

Le prix du mot varie bien évidemment en fonction de plusieurs critères :

  • l’expérience du rédacteur ;
  • le niveau d’optimisation SEO du texte ;
  • les recherches éditoriales.

Notez que la concurrence offshore propose des prix au nombre de mots extrêmement bas. Bien entendu, ces prix ne sont pas à prendre en compte.

Un rédacteur débutant peut démarrer à 10 centimes le mot et un rédacteur confirmé peut facturer au minimum 20 centimes le mot. N’oubliez pas de prendre en compte votre temps de rédaction. Au plus vous rédigez lentement, au moins vous êtes rentable. Pensez-y…

 

Prix en fonction du nombre d’heures passées

Si fixer votre grille de tarif au mot ne vous convient pas, pourquoi ne pas tarifer à l’heure ? 

Selon vos missions, ce type de tarification peut être intéressant. Notamment, lorsque vous avez beaucoup de recherches éditoriales à effectuer sur un sujet ou lorsque vous devez analyser des mots clés.

  • En étant un rédacteur web novice, vous pourrez facturer maximum 35€ l’heure.
  • Un rédacteur web standard peut quant à lui espérer gagner 60€ de l’heure
  • Quant au rédacteur expert, il peut demander plus de 60€.

La tarification à l’heure peut convenir pour des missions dont le nombre de textes à rédiger est assez conséquent.

 

5. Prendre en compte les tâches additionnelles 

Il est possible que certains clients vous demandent en plus de rédaction des textes de les programmer ou de les publier, de rédiger les balises <title> et <meta>, de créer un planning, d’apporter du consulting et encore bien d’autres choses…

Par conséquent, toutes les tâches qui demandent un temps de travail supplémentaire peuvent faire l’objet d’un supplément dans la facturation.

 

Fixer ses prix lorsqu’on débute en tant que rédacteur web est une étape qui peut faire peur, mais comme vous avez pu le voir c’est en réalité moins compliqué que ça en à l’air. Le plus important est de connaître le tarif qui vous permettra d’être rentable et de mettre en place un ou deux systèmes de facturation qui correspondent aux demandes de vos futurs prospects.

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